Journée internationale des droits de l’enfant

Mercredi 20 novembre : Rassemblement à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant

En France, 20% des enfants vivent dans la pauvreté et selon l’UNICEF, il y aurait plus 31 000 enfants sans-abris. D’ailleurs, parmi les 566 personnes SDF mortes en 2018, on comptait 13 mineurs dont 6 âgés de moins de 5 ans.

Toujours en France, on comptait en cette rentrée 2019 plus de 100.000 enfants non-scolarisés.

Ainsi dans un pays riche comme la France, un pays où un Bernard Arnault peut voir sa fortune augmenter de plus de 5 milliards de dollars en moins d’une semaine, les droits des enfants les plus fondamentaux ne sont plus assurés !

Alors qu’il est urgent d’assurer à chaque enfant vivant en France, le droit à la protection, à la santé et à l’éducation, et donc les moyens nécessaires en termes de places et de personnel, nous constatons à l’inverse que les politiques d’austérité tentent à réduire le nombre de places d’hébergement, à augmenter le nombre d’enfants dont doivent s’occuper les professionnels de la protection de l’enfance, etc.

Ainsi, dans le Doubs comme ailleurs, des enfants en danger hébergés à l’hôtel sans bénéficier d’un véritable accompagnement, des mesures de protection décidées par des juges pour enfants peuvent rester plusieurs mois sans être appliquées, des enfants souffrant de troubles ou de handicaps psychiques graves peuvent être laissés sans soins adéquats, etc.

Face à cette situation déjà dramatique, le Département du Doubs a en plus pris de nouvelles dispositions concernant les jeunes majeurs. Désormais, les mineurs accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance du Doubs, une fois devenus majeurs, ne pourraient plus bénéficier de l’accompagnement de structures de la Protection de l’enfance au-delà de leurs 18 ans s’ils sont étrangers, et normalement de 19 ans s’ils sont français (jusqu’à présent, ces jeunes pouvaient demander de continuer à bénéficier d’un accompagnement et d’un suivi jusqu’à leurs 21 ans).

Accompagnés de plus en plus tard, avec de moins en moins de moyens et de moins en moins longtemps, voilà ce qui semble être la ligne actuelle du Département.

Quant aux mineurs étrangers, leurs prises en charge est bien souvent marquée par de nombreuses discriminations sur la seule base de leur nationalité. Au terme d’une procédure d’« évaluations de minorité » le Département les qualifie régulièrement de majeurs et les rejette à la rue sans même parfois prendre la peine d’examiner les documents d’identité de ces enfants… Les services qui les accompagnent disposent bien souvent de financements moindres que ceux qui accompagnent des enfants français ou encore, lorsqu’un jeune étranger est menacé par une Obligation de Quitter le Territoire Français, les services du Département imposent en plus la fin de son accompagnement éducatif avant même qu’il puisse contester cette décision au tribunal : c’est la double peine !

Aussi en cette journée internationale des droits de l’enfant, nous revendiquons :

– le droit à la protection, à la santé et à l’éducation pour tous les mineurs, et donc les moyens nécessaires en termes de places et de personnel ;

– la possibilité pour les jeunes majeurs de bénéficier d’accompagnement éducatif jusqu’à leurs 21 ans ;

– l’égalité entre jeunes français et étrangers.

Rassemblement ce mercredi 20 novembre

à 17 h 30 – Place Pasteur à Besançon

Premiers signataires : Association Solidarité Migrants Réfugiés (SolMiRé), CGT ADDSEA, CGT Etudiant.e.s-Salarié.e.s, CGT AHS-FC, USD CGT Santé / Action Sociale, CFDT santé sociaux du Doubs, Collectif de défense des contrats jeunes majeurs, CGT multipro retraité-es, CGT du CEP les Chennevières et Foyer de Suite (A.G.E.), FO ADDSEA, CGT SDEN 25, Collectif Veille Information Jeunes Isolés Étrangers(VIJIE)